Les paysages continuent de défiler, les biotopes d'évoluer, les villages traversés de nous émerveiller... cette route est un paradis pour les Traquets comme vous allez le constatez
un peu plus loin...
Monticole bleu
Traquets de la Vallée du Dadès
Dans cette vallée, je verrais dans la même journée toutes les espèces de Traquets visibles au Maroc ! Je ne mets pas ici toutes les photos, mais elles figurent toutes sur le rapport complet pdf
disponible sur demande (voir en haut de l'article...) : Traquet du désert, Traquet Deuil, Traquet
à tête grise, Motteux, Oreillard, Rieur, et Tête blanche !!!
Un beau Milan noir se laisse admirer au dessus de la voiture...
Milan noir
Merzouga...
Sans doute ce nom n'évoque rien pour vous, et pourtant ce fût l'apogée de notre voyage, en grande partie grâce au fait que nous étions en dehors de la période touristique et
étions parmi les rares touristes sur place, malgré un grand soleil et des températures supérieures à 35°C...
Merzouga est le village (en fait un groupe de petit village) au pied de l'Erg Chebbi, un erg de 27 x 7 kms avec des dunes impressionnantes qui changent de couleurs en
fonction de la lumière du jour (lever et coucher de soleil grandioses !)
Vers 17h les premières caravanes de Dromadaires quittent le village pour aller bivouaquer pour la nuit dans les dunes sous une tente berbère ; nous, on a choisi de dormir en
chambre d'hôte (SUPERBE d'ailleurs !) le premier soir et de partir seul avec notre chamelier et 2 dromadaires, le lendemain en début d'après-midi, afin de profiter pleinement du coucher de
soleil une fois installés au campement (habituellement le coucher de soleil a lieu en chemin et donc si vous êtes au creux d'une dune vous ne voyez rien...) et surtout de profiter à deux de
l'expérience de la nuit en plein désert sans être dérangés par d'autres touristes... ;o) Un grand moment que je vous fait partager un peu plus loin...
Au pied des dunes, la Palmeraie, fraîche et riche de fruits, de légumes et de fleurs en tout genre... Les femmes berbères y travaillent sans relâche et même si elles ne parlent
pas français, elles auront su nous montrer comment opère la magie de l'irrigation d'une palmeraie !
Ce premier soir, je pourrais observer quelques groupes de Huppes voler de palmier en palmier, quelques Tourterelles maillées, quelques
Traquets à tête blanche omniprésents, des Bruants striolés, des Bulbuls... Mais les meilleures obs et photos attendront la journée suivante
!
Mercredi 7 mars : Merzouga tôt le matin...
Lever tôt ce matin, pour profiter de la palmeraie et de la lumière douce... Quelques surprises m'attendent, d'une Huppe un peu moins farouche que ses
copines, à une Pie-grièche à tête rousse un peu précoce, en passant par LA coche de ce début de journée : 2 Cratéropes fauves qui me font leur manège sans trop
se soucier de ma présence !
Huppe fasciée
Pie-grièche à tête rousse
Cratérope fauve
Lac de Merzouga, après le petit déj' (dé-li-cieux d'ailleurs !)
A peine remis de cette superbe observation de Cratérope, et après un exquis petit déjeuner préparé par Aïcha, la femme de notre hôte Lahcen, nous allons faire un petit tour au
lac de Merzouga, qui est à nouveau en eau, après quelques années à sec, suite aux inondations (!) de la région il y a un an...
Quand il est en eau, ce lac est réputé comme excellente halte migratoire pour les Flamands roses et Cigogne...
Je n'y verrai aucun Flamand, mais bien une centaine de Cigogne de l'autre côté du lac... Ainsi que quelques Tadornes casarca, pas mal de
Foulques (macroules :-( ), j'y verrais 2 Alouettes bilophes, mais qui ne se laisseront pas approcher pour la photo :-(, quelques Echasses
et... 1 couple de Sarcelles marbrées !
Le lac est immense, et entouré d'une grande plaine sans arbre, rendant impossible l'approche des oiseaux...
Les dunes de Merzouga
Nous voilà donc partis, avec Htô et Hmô nos 2 dromadaires et Barak (qui veut dire chance, et ça se vérifiera peu après !) pour passer une nuit en plein désert sous une tente
berbère !
Un moment inoubliable et d'une poésie absolue !!!
Des paysages et des couleurs à couper le souffle, et à oublier tous les tracas de notre vie moderne...
Arrivée au campement, à peine descendus des dromadaires, qu'un couple de Moineaux blancs montrent sa présence au cœur du bivouac !!!
Mais les photos attendront le lendemain matin, la lumière commence à faiblir fortement !
Pendant qu'on boit un thé à la menthe, une Fauvette passerinette (!!) se montrera brièvement dans le buisson du campement !!! Mais le temps de prendre l'APN
(malgré la lumière...) et elle a disparue définitivement :o(
Puis, on monte sur la 'grande dune' admirer un coucher de soleil d'une beauté rare...
Après une bonne nuit sous la couverture en laine de dromadaire, sous la tente berbère en laine de... dromadaire, nous nous levons à 6h du matin pour admirer un somptueux lever de
soleil.
Le petit déj' attendra le retour à l'auberge, et après les quelques photos faites des Moineaux blancs, il est temps de préparer Htô et Hmô, et de quitter le
campement pour retourner vers le village, d'autant qu'une légère brise commence à se lever, et que Barak notre chamelier, après avoir étudié le sens du vent, nous annonce l'imminence d'une
tempête de sable !!! Qui débutera vraiment 2h plus tard, lors de notre départ du village ! Vraiment impressionnant d'ailleurs, un vrai brouillard de sable, on ne voyait pas à 20m !!!
Moineaux blancs (femelle)
Moineaux blancs (mâle)
Puis, après un déli-copieux petit déj' (pléonasme au Maroc !) à l’Auberge Maison Merzouga GuestHouse, et sous une tempête de sable (le temps de rentrer dans la voiture, et il y
avait 2mm de sable au plancher !), nous quittons à regret Merzouga, ses paysages de dunes grandioses, sa palmeraie fraîche et verte, et surtout ses habitants d'une gentillesse absolue et très
philosophe...
15' après, alors que la tempête de sable commence à s'amenuiser, je vois un oiseau sur le bord de la route que je n'avais pas su immortaliser à l'aller... Malgré les fortes
bourrasques de vent, je décide de quand même tenter le coup avec mon monopode ! Je crois que mon boîtier en a pris un coup en terme de sable :o(
Par contre, j'ai eu beau essayer de le mitrailler lors de ses multiples sauts de cabri caractéristiques, je n'ai jamais réussi à photographier le Sirli du désert
les ailes ouvertes...
Sirli du désert
Les oiseaux du sud du Jbel Ougnat et du Jbel Sarhro...
Beaucoup de PG grise et à tête rousse le long de cette route, mais comme je vous ai déjà montré la PGàTR de Merzouga et que je n'ai pas fait
mieux ensuite, je vous mets la PG grise (malheureusement pas la ssp algeriensis... Mais la meridionalis.
Sur cette route, je verrais encore quelques farouches Alouettes calandrelles et Ammomanes élégantes, mais sans pouvoir en faire de photos
acceptables... Des Traquets à tête blanche à la pelle, des Bulbuls, une Fauvette à tête noire, des Tourterelles maillées...
et... une Fauvette de l'Atlas dont je n'arriverais pas à faire de portrait convaincant (j'ai 2-3 photos très mauvaises pour ceux qui veulent... sur lesquelles on voit très
légèrement la gorge chamois rosé du mâle intern. ou femelle... mais pas bien le pattern des ailes)
Et surtout, 2 bandes de 7 et 8 Gangas couronnés, dont la deuxième bande était à 3 mètres de la voiture !!!
Pie-grièche grise ssp méridionale
Gangas !
Au loin devant la voiture, je vois un groupe de 'pigeons'... qui ne bougent pas à mon approche...
Ils sont bizarres ces pigeons... Et en plus, si je ne freine pas je vais les écraser !
Pu... ! C'est quoi ça ??? Des GANGAS !!! Quelle espèce ? Des couronnés !
Bon, calme-toi Grég, apparemment, ils ne vont pas bouger, tu as le temps de démonter ton 18-55 merdique et de mettre ton télé, tranquillement... Le cœur bat, pourvu qu'ils ne se
barrent pas, j'aurais la haine !!!
Ouf, ils sont toujours là ! Pas de mouvement brusque, ils sont là à 3 mètres de la voiture !
Mais vite, ils commencent à s'éloigner tout doucement, et après une cinquantaine de photos, comme ils commencent à être loin et que je ne veux pas les déranger, on reprend notre
route...
Voici quelques souvenirs de ce grand grand moment de ma vie d'ornitho ;o))
Gangas
couronnés
Gangas couronnés
Vu au départ de Temnougalt, 1 Bergeronnette grise ssp subpersonata, et une printanière ssp iberiae…
Vendredi 9 mars : retour vers Marrakech
La vallée du Drâa ne nous ayant pas particulièrement emballés (mais tout est bien sur relatif !), nous décidons d'aller flâner un peu dans Ouarzazate, de visiter sa Kasbah et ses
souks, puis nous reprenons la route du Tizi-n-Tichka vers Marrakech. Un Faucon lanier fera un passage rapide au dessus de la vallée !
On retrouve le même genre de paysage qu'à l'aller, mais avec des lumières différentes...
A l'endroit de la deuxième photo, il y avait quelques hirondelles très loin en contrebas dans les gorges, mais vu la distance et vues par dessus, je n'ai rien su en faire
:o((
Du matin à notre arrivée le soir dans la Vallée de l'Ourika, aux portes de Marrakech, j'ai vu, entre autres :
Traquet du désert, Fauvette à tête noire, Bruant striolé, Bulbul, Ammomane isabelline, Fauvette à lunettes, un mâle de Rougequeue de Moussier
fugitivement (malgré 15' de recherche je ne le retrouve pas, donc pas de photos), un Faucon lanier, un très très probable Aigle ravisseur (très très loin au
jumelles, en vol plané pendant 30'' puis posé au sommet d'un arbre : ce que j'en ai vu correspond en tout point au plumage du petit dessin du haut des illustrations du Svensson, à cheval sur la
ligne séparatrice de l'Aigle des steppes...
Coche bien sûr, mais qui restera virtuelle car je ne peux pas être affirmatif à plus de 99%...), 2 Pinsons des arbres ssp africana, dont le dos
jaune vert brillent au soleil sur le bord de la route (pas de photos, je roulais)
Samedi 10 mars : Vallée de l'Ourika
Nous ne nous attardons pas dans la Vallée, qui devait être très agréable à l'origine, mais qui est maintenant "pollué" par les allers et venus incessants de bus de touristes
(marocains et étrangers) qui font des excursions sur la journée dans cette vallée qui se trouve à moins d'une heure de Marrakech... Résultat : en plus des bus, les auberges, café,
resto, terrasses, magasins de souvenirs (tous avec leur panneaux publicitaires) ont fleuri un peu partout tout au long du parcours :o((
Mais comme cette vallée est réputée pour la présence du Rougequeue de Moussier, je roule doucement ;o)
Pas de chance comme la veille, un seul mâle daignera se montrer, et c'est ma femme qui le voit s'envoler d'un câble électrique... Tant mieux pour elle (elle l'a bien vu mais
pensait que je l'avais vu) tant pis pour moi :o((
Par contre, je trouve 2 femelles que je peux prendre en photo de loin...
Vu également une Mésange bleue ssp ultramarinus, des Tariers pâtre, une superbe Chevêche d’Athéna, un Bruant
proyer, des Cochevis, une Fauvette mélano...
La belle surprise de la Vallée de l'Ourika : cette belle Chevêche qui se donne en spectacle ! Ma femme était émerveillée ;o)) Ce fût un autre grand moment
!
Chevêche d'Athéna
Dimanche 11 et lundi 12 mars : derniers jours à Marrakech
Place Jeema el Fna de Marrakech : Tous les soirs vers 17h arrivent subitement des dizaines de carrioles, et 1h30 après, tout est prêt pour accueillir des milliers de ventres
affamés, avec tables, bancs, braséros, électricité, etc. Et le matin, dès 8h, il n'y a plus rien, on n'en voit plus la trace... L'espace est à nouveau laissé aux charmeurs de serpents, aux
tatoueuses de henné, etc. C'est tout bonnement impressionnant et c'est comme ça tous les jours, 7J/7 !!!
Et pour finir (car il faut bien finir un jour...), nous avons visité le Souk des Epices, dans le quartier de la Mellah, l'ancien quartier juif
de Marrakech, également réputé pour sa Place des Ferblantiers, où quelques artisans font preuve d'une adresse incroyable pour marteler, percer, cisailler, former, souder, etc. des plaques de
cuivre, de fer blanc, d'étain, etc. pour en faire des lampes, miroirs et plats superbes...
Merci de votre attention, et je reste à votre disposition si vous voulez quelques adresses de chambres d’hôtes, quelques tuyaux sur notre voyage, etc.
Grégory Lepoutre (busard.st-martin@hotmail.fr)