Photos
NOUVEAU : A partir du 1er juin 2009, un clic sur la photo ouvre une fenêtre avec la photo en taille originale.
NOUVEAU : A partir du 1er juin 2009, un clic sur la photo ouvre une fenêtre avec la photo en taille originale.
3 espèces d'echassiers aujourd'hui, tous très différents les uns des autres, que ce soit par la taille, par
les couleurs, comme par leurs moeurs !
Honneur au plus petit et au plus discret d'entre eux pour commencer : le Blongios nain, qui comme som l'indique, est très petit
!
Ce très joli petit héron vit essentiellement bien à l'abri dans les grandes roselières, et quand on a de la chance, on peut l'observer en bordures de celles-ci, immobiles et droit comme un "i",
en parfait mimétisme avec les roseaux qui l'entourent. Sinon, c'est plutôt en vol qu'on a le plus de chance de l'observer et alors d'admirer ses grandes zones crèmes claires sur le dessus des
ailes...
Histoire de mettre un rapace dans ce petit compte-rendu, et étant donné que je n'ai pas été très chanceux de
ce côté là durant cette rapide virée roumaine, voici un Busard des roseaux, rapace très commun dans la majeure partie de
l'Europe, qui comme son nom l'indique, s'observe en général survolant les roselières à la recherche de proies...
Ce rapace à la taille moyenne (mais bien plus costaud que ses cousins le Busard St-Martin, le Busard cendré et le très rare Busard pâle), évoque en vol, dans le cas de la femelle (le mâle est
très différent !), le Milan noir, mais s'en différencie aisemment par l'absence de fourche sur sa queue (mais pas toujours bien visible chez le Milan noir), mais surtout par les ailes moins
"digitées", la tête crème à masque sombre, le dessous des ailes sombres et le bord d'attaque de celles-ci clair...
En image !
Contrairement à ce qu'on pourrait penser au premier abord, la Glaréole à collier, de la taille d'une grosse Grive, fait partie de la famille des limicoles, et se trouve sur tout le pourtour méditérannéen
(enfin... par endroit seulement de ce pourtour) ; c'est une visiteuse d'été, qui niche en colonies (quelques dizaines d'individus en général) dans les milieux arides et deltas asséchés, de même
que dans les marais salants... Son vol vif, proche des Sternes, Guifettes et autres hirondelles, avec ses ailes longues, fines et arquées, la spécialise dans la capture en vol des insectes !
Une autre Glaréole, la Glaréole à ailes noires, est également présente dans la zone Western Palearctic, mais beaucoup plus rare et surtout vers les plaines du Kaukaze et du Moyen-Orient...
Voici quelques photos d'ambiance d'un très gros groupe de Pélicans blancs, pris début juillet en Roumanie, pas très loin du Delta du Danube !
Je ne vous présente pas le Pélican, car si peu de monde en a déjà vu à l'état sauvage, tout le monde connaît cet oiseau au bec et à la technique de pêche si caractéristiques ! Je préciserais
juste qu'il en existe un grand nombre de variété (le blanc, le gris, le brun, etc.) et qu'en Europe, nous pouvons rencontrer 2 espèces : le Pélican blanc (ici) et le Pélican frisé, tous 2
facilement observables aux abords du Delta du Danube, mais très rares ailleurs...
Beaucoup de défaut sur ces photos sans doute, un peu surexposées par exemple, mais l'idée était surtout de montrer cet impressionnant rassemblement qu'on imaginerait pas en Europe, et
pourtant... (et encore, sur la 3ème photo, téléobjectif à focale fixe oblige, on ne voit qu'à peine 1/4 du groupe !!!)
Des photos que je rêvais de faire depuis des
années, et finalement réalisées en Roumanie !
Un juvénile, forme rousse, du bien connu Coucou gris, célèbre pour parasiter les autres oiseaux, ce qui consiste pour les parents
à pondre dans le nid d'une autre espèce, souvent des Rouge-gorges, Pie, Rousseroles ou Troglodytes mignons (mais il n'y a pas de règles), et de repartir en migration en laissant le soin aux
parents "adoptifs" de s'occuper du petit !
Il faut dire que celui-ci a "l'intelligence" d'éclore avant les autres œufs, et pousse ceux-ci hors du nid, de façon à accaparer 100% de l'attention de ses "parents", bien souvent beaucoup plus
petits en taille, et qui passent alors leurs journées à chercher de quoi nourrir cet énorme estomac !!!
Cette photo n'est pas recadrée, j'ai eu une chance énorme de déclencher à l'arrache, au bon moment, et d'avoir un AF très efficace ! En effet, je n'avais pas vu arriver l'oiseau (j'étais à
l'arrêt dans ma voiture) et j'ai juste eu le temps de prendre l'APN sur le siège passager, et tirer une rafale de 3 photos en croisant les doigts très fort
!
Le Chevalier sylvain se distingue très
nettement du Chevailer aboyeur présenté précedemment, avec sa plus petite taille, son bec plus court, sombre et bien droit, son sourcil clair assez net et ses pattes jaunâtres...
Son aire de répartition est par contre très proche, puisqu'il est observable dans la majeure partie de l'Europe en période de migration, et niche dans le Nord-est de l'Europe et en
Scandinavie...
La Lagune de Maxineni, trouvé par le plus grand des
hasards, est un site de malade, avec un concentré assez complet de ce qu'on trouve au coeur du delta du Danube !!!
Je commence par le commun Chevalier aboyeur, notre plus gros Chevalier, reconnaissable à sa livrée gris argentée, son long et
fort bec légèrement incurvé vers le haut, ses pattes verdâtres et, en vol, son dos, son croupion et le dessus de la queue blancs.
Une des plus grosses Alouettes européennes (jusqu'à 20cm de long, seule l'Alouette nègre peut la dépasser),
l'Alouette calandre se trouve essentiellement sur le pourtour méditérrannéen, au Maghreb, au Moyen-Orient, en Roumanie, dans le
Caucase...
Elle se reconnaît essentiellement à son bec très fort, la tâche noire sur le côté de la poitrine, et le dessous des ailes presque noires, avec bords de fuite blanc très nets...
Reconnaissable à sa longue huppe et à son bec assez long et légèrement incurvé vers le bas, le Cochevis huppé est un cousin assez
répendu et commun de l'Alouette des champs...
Enfin, de la famille des Bruants (proches des Fringilles), vaste famille d'oiseaux à granivores et à bec assez fort, le Bruant
proyer est le plus grand d'entre eux, en Europe en tout cas !
Souvent bien en vue, perché sur son poste de champ en période nuptiale, les nuances de son plumage ne sont pas sans rappeller celui du Cochevis ci-dessus ou de l'Alouette des champs, mais on le
distingue très vite par son bec court et robuste, entre autres détails bien sûr !